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Le Pays d'Auge
Le
Pays d'Auge est peut-être la région naturelle de France la mieux caractérisée,
dont la délimitation, basée sur la géologie et la géographie,
a été consacrée par un décret datant de 1942. On y découvre partout les caractéristiques
identiques de sol, de climat, de production, d'habitat, de moeurs même.
Situation :
Le
Pays d' Auge est traversé par le 49° parallèle, presqu'île mi-chemin entre
l' équateur et le Pôle Nord. Le méridien 0 passe à Villers-sur-Mer.
La
carte présente le Pays d' Auge comme un
vaste triangle dont la partie supérieure est la façade maritime qui s' étend
de l' estuaire de la Seine, à l' est de Honfleur, jusqu'au l' embouchure de
l' Orne. Le côté droit va de Honfleur jusqu' aux massifs forestiers du Perche,
par Cormeille, Orbec, Gacé, Le côté gauche s' étend de Merville-Franceville
par Mézidon, Saint-Pierre-sur-Dives, Trun, Chambois, jusqu'au Exmes (prononcer
aime).
Deux
fleuves irriguent le pays et drainent les eaux vers la Manche : la
Dives (cours 100 km) avec ses affluents, le Doigt, la Dorette, la Vie, l'Oudon,
le Laizon et la Muance ; la Touques, qui reçoit la Calonne et l'Orbiquet (cours
108 km). Au centre, Lisieux, la capitale compte 25 000 habitants. A mi-chemin,
vers le Nord, Pont-1'Evêque. Vers le Sud, Livarot, Vimoutiers, le haut pays
dont les collines culminent à 300 m.
Le
Pays d' Auge, le « Pagus Algiae » du haut Moyen Âge, doit son unité à
l' humidité de son sol argileux et à son climat maritime.
Ses
sols sont riches et fertiles, Une partie, « les grands fonds » convient
admirablement au herbages débouche ; les herbages des coteaux conviennent
particulièrement aux vaches laitières. Les plateaux limoneux sont réservés aux
labours. La forêt s' accommode des terres les moins fertiles.
Les douceurs de l' hiver permettent très souvent aux bestiaux, tout au cours de la mauvaise saison, de continuer à «dépouiller» ce qui reste d' herbe.
Le
climat, le sous-sol, le sol «s' associent» en quelque sorte dans
le Pays d' Auge pour créer son originalité et renforcer son unité.
Ce
pays dégage un impression d' abondance naturelle, d' opulence, de vie facile
et paisible. Au printemps, les herbages et les coteaux ressemblent à des corbeilles
où s' étale la mousse rosé et blanche des pommiers et des poiriers en
fleurs.
La
richesse du sol, la gracieuse beauté des paysages et des maisons ont
engendré une civilisation rurale et un type d' humain indépendant, bon vivant,
subtil et réaliste, et souvent plein d' humour.
Pays de forêt et de paturages
On a longtemps recherché l'origine de l'appellation « Pays d'Auge ».
M. Jean BARD, dans la revue Le Pays d'Auge du mois d'août 1951 en donne une
explication qui résume parfaitement toute la géographie de cette région naturelle.
Tout le monde admet que le plus ancien nom de notre Pays était Saltus Algie - forêt d'Auge.
En cherchant la traduction exacte de Saltus, et en essayant de savoir ce qui
différencie ce mot de Silva (Forêt
en latin), M. BARD a trouvé
dans un lexique de Louis BAIZE, cette traduction textuelle de Saltus: « Région
boisée et montagneuse, entrecoupée de ravins, propre au pâturage ».
Il faut reconnaître que cette définition s'applique exactement au Pays d'Auge.
Quant à Algie, ce mot viendrait d'un nom commun d'origine germanique qui signifierait
: « Pâturage baigné par un cours d'eau ».
Notre
Pays est boisé, vallonné, entrecoupé de ravins, propre au pâturage, baigné d'innombrables
cours d'eau.
Ce
sont là les caractères géographiques essentiels de notre région. Ils sont de
nature à confirmer d'une manière. très vraisemblable cette appellation de Saltus
Algie - Pays d'Auge.
Les Modifications apportées par l'homme
L'étude
du sol et du sous-sol, celle du climat et des eaux, celle enfin du relief, nous
montrent le cadre de vie où l'agriculteur augeron travaille.
Mais
le travail humain a parfois tellement transformé le paysage qu'il semble ne
plus guère rester de trace de ce qu'a pu être à l'origine « le tapis végétal
».
Dans
l'étude de la flore des prairies, il est pratiquement impossible de savoir quelle
est la part de la végétation spontanée et quelle, est celle de l'apport humain.
La
forêt, par contre, représente l'association végétale « primitive » de la zone
tempérée, lorsqu'elle n'est pas une forêt de reboisement entièrement créée par
l'homme (forêts de peupliers, de pins, de sapins).
La
forêt a été, au cours des âges, exploitée par l'homme, mais après chaque coupe,
elle s'est renouvelée naturellement, sans intervention humaine.
On peut donc dire que la forêt représente plus fidèlement la flore primitive. Elle est le plus souvent l'œuvre de la nature seule, ce qui n'est pas le cas des prairies.
Sources :
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