ECONOMIE

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Les textes proposés ci-dessous nous montrent que :

les caractéristiques économiques du Pays d'Auge

datent de plusieurs siècles, sinon de toujours.

Rapidement, la grande forêt, qui dans les temps anciens recouvrait tout le Pays d'Auge, et dont il reste à l'heure actuelle d'importants vestiges, fait place, à la suite de défrichements successifs, aux prairies et aux labours. Ceux-ci d'ailleurs finiront par disparaître presque complètement, n'occupant plus que 1 % de la surface cultivée du Pays d'Auge.

Dès le XII° siècle, les pommiers apparaissent et l'élevage devient une des principales ressources du Pays. Au XIII° siècle. on sait fabriquer le pont-l'évêque qui s'appelait alors « l'Augelot ». Le livarot est cité dans de très vieux écrits.

Plus tard, au XVII° siècle, un prêtre historien, l'Abbé Gabriel du Moulin, dans son « Histoire Générale de Normandie ». nous parle avec enthousiasme des richesses du Pays d'Auge : « ...Les herbages y sont si fertiles que trois fois par an, on les peuple de boeufs qui s'y engraissent, et c'est une merveille de voir le grand nombre qu'on en tire pour la provision de Rouen et de Paris. Les vaches rendent tant de lait que la livre de beurre n'y vaut que deux sols et la douzaine de fromages cinq... Il y a si grande quantité de pommiers qu'un homme y fait quelquefois deux ou trois cents tonneaux de cidres si agréables au goût qu'ils réparent aisément le défaut (manque) du vin... »

Un autre écrit, datant celui-là de la veille de la Révolution, donne des précisions sur l'aspect de la région de Pont­l'Evêque et de Lisieux, et nous confirme que rien n'a changé depuis « Je pars pour Pont-l'Evêque ; vers cette ville, la campagne est plus riche, c'est-à-dire elle a plus de pâturages ; le tout offre un singulier spectacle composé de vergers, d'enclos, de haies si épaisses et si bonnes, quoiqu'elles soient de saules avec un filet d'épines, que l'oeil peut à peine les pénétrer... Je m'avance vers Lisieux, toujours par ces riches campagnes, des haies admirablement bien plantées et le pays clos et bien boisé... » (YOUNG.) 

Le pays d'Auge est célèbre depuis longtemps. Sous la Convention, un agent de la commission d'agriculture parlait de cette fertile contrée renommée dans toute l'Europe pour la féracité (sic) de son sol.

C'est un plateau verdoyant, découpé, accidenté, cisaillé par une multitude de vallons et vallées, où la Touques, la Dives et la Vie promènent leurs eaux lentes et sinueuses. D'innombrables petits ruisseaux rejoignent les rivières et baignent au passage manoirs à colombages et châteaux aux damiers de briques rosés. Autrefois, ils actionnaient les moulins. Les fermes sont dispersées, car les sources abondent.

Si l'homme a trouvé facilement sa subsistance dans les sols augerons, il y trouve aussi les matériaux (argile pour briques et tuiles, pierre, roussier, silex) qui lui ont permis, avec les bois des forêts, d'édifier les beaux manoirs et les bâtiments à colombages. Ces constructions se marient avec la beauté du paysage pour l'enchantement des yeux.

A quatre kilomètres de Vimoutiers, la bourgade de Camembert, avec son église et son cimetière, sa mairie, son école et ses deux maisons, semble endormie à mi-côte de la colline verte. Et pourtant, indubitablement, c'est la plus célèbre bourgade du monde, Le fromage qui porte son nom l'a fait connaître aux cinq continents.

Camembert est aussi la seule bourgade au monde où l'on peut admirer le tombeau d'une femme que son mari inhuma dans le « calvados » ! Sur ce geste, un poète écrivit ce quatrain :

Ci-git, qui dans son agonie,

N'imagina rien de plus beau

Que d'être mise dans un tombeau

Comme une prune en l'eau de vie.

Sources :

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